Accueil Date de création : 03/11/08 Dernière mise à jour : 24/01/12 14:30 / 152 articles publiés

SOLSFATIR - Fjara  (Billets éphémères) posté le mardi 17 janvier 2012 14:13

Un morceau peut difficilement faire preuve de plus de sincérité, de pureté, que celui-ci.

Juste se laisser emporter.

Et dériver...

Jusqu'à l'autre bord.

 

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Cathedral walls - SWALLOW THE SUN  (Billets éphémères) posté le samedi 07 janvier 2012 12:05

 

et il faut pourtant toujours savoir cueillir l'instant présent...

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La folie des grandeurs  (Textes d'Orphée) posté le vendredi 11 novembre 2011 20:13

Blog de lykan :Hypergenesis 19683, La folie des grandeurs

Des soirs où tu perds pieds...
Un rien d'ivresse, et te voilà perclue, perdue même, prête à retenter l'impossible, à pourfendre vampire et associés...
Laisse-moi rire ou du moins m'enivrer de cet élan qui te prend, les soirs sombres de ta vie!
Un rien de déprime
Un rien de solitude
Te voilà, fière et conquérante, au seuil des obligations, prête à tout, oui, à tout, pour combler l'immense vide!
Y a des soirs, où même Quantic est un ivrogne, sur le bar, le bras ballant, la lèvre hésitante, le coeur vide, prête à toutes les absurdités que l'existence nous offre...
Il y a des soirs où je ferais n'importe quoi pour inverser la tendance: courir nue sur le gazon mouillé, me prendre les pieds dans le premier tapis offert, m'offrir au premier inconnu qui passe, juste comme ça pour le plaisir, de savoir encore conquérir, de savoir encore défaillir, et frémir, frémir, jusques aux bouts des doigts...
Quantic, pourtant, c'est moi!
Un être difforme, malmené, ambigu, ambivalent, destabilisant, une onde, une pure onde de plaisir en devenir.
Je sais ce qui est possible, je sais tout ce qui peut être, je suis au fait des connexions interparticulaires, et je le dis sans rire!
Parfois ce monde me fait peur, ces ouvertures sont béantes, de quoi infiltrer n'importe où, n'importe quand, n'importe qui...
Ce monde attend.
Tu peux jouer tous les rôles qui te plaisent, endosser toutes tes panoplies de rêves, il t'attend, comme un dû, une star annoncée, un déluge de paroles, de mots, d'images, un miroir inversé.
Ce monde me fatigue tant!
Il manque totalement de ce que j'aime: fantaisie, hasard organisé, surprises, attentats doux et cruauté secrète, ce qui me plaît par dessus tout, le petit rien qui fait vibrer, et perdre la tête.
J'en ai croisé des êtres qui se disaient à la hauteur, des êtres supérieurs, des êtres avec qui je me croyais quelques affinités à découvrir, personne en fait! ce monde est vide, désespérement vide, comme ce verre que je tiens dans ma main.
Mais je changerai tout cela!
J'aurai cet être entier que je cherche avidement, avec rigueur, et désinvolture.
Au carrefour, sur un terre plein, en plein jour, de loin, de prés, de prés....
Je suis toujours en vie, envie, en forces, dans chaque seconde qui passe, dans chaque pensée que tu fuis, je suis là!
Je suis toujours là!

Quantic (a.k.a. Orphée), le 5 Juin 2006
(un texte bien plus orphique que quantique, en fait, une belle publication pour une belle date)
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Retrouvailles  (Textes d'Orphée) posté le vendredi 11 novembre 2011 20:13

Un an aprés l'alchimie fonctionne encore...
Hier, vers 7h20 mon téléphone se met à danser la samba sur le buffet. Devant la glace je sursaute manquant m'éborgner avec le pinceau de mon mascara...
Qui peut bien m'envoyer un texto à cette heure-là?
Je ne résiste pas longtemps à la curiosité et je m'élance dans la cuisine pour connaître l'identité de celui ou de celle qui ressent le besoin de me parler si tôt dans la journée.
Quelle bonne surprise!!!
Miss Agathe De Lafermeture De Monzac!
Pour ceux qui ignoreraient encore qui est cette illustre spécialiste d'Emile Zona, je vous invite à faire sa connaissance  sur Kezako.
La gente demoiselle s'invite tout bonnement à me tenir compagnie l'aprés-midi même au collège, bien que je lui rappelle courtoisement que je dois nourrir quelques têtes blondes attendant fiévreusement leur ration de connaissances.
Toute la matinée, ma mémoire fonctionne, je revois nos fous-rires, nos pseudo-empoignades, les bons moments passés pour monter la pièce...
Et le meilleur, je crois, ce fut de la retrouver soudain devant moi, et de sentir que rien n'était changé...
La complicité était encore là, malgré les longs silences, malgré les absences, malgré nos existences si différentes.
Nous avons passé deux heures du tonnerre!
Stagiaire improvisée, assistante déléguée par l'administration pour relayer mes incapacités croissantes, calculatrice, distributrice de copies, correctrice cruelle, nous étions derechef sur scène, pour le grand rôle de notre vie, sourires et courbettes sous les feux de la rampe....
Et de nous remémorer le "bon vieux temps", c'est-à-dire l'an passé, les frasques du Chouchou Officiel, le numéro joué auprés de mon ennemi public n°1...
Nous avons fomenté des projets, cette fois, c'est sûr, nous nous reverrons tout bientôt!
Et, moi,au moment où je m'apprête à m'endormir, je me dis que c'est encore une main amie qui se tend...
Que c'est bon de voir que la confiance placée là donne de si beaux fruits!

Quantic (a.k.a. Orphée), le 31 Mai 2006
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DERIVES  (Déjections postlunaires) posté le mercredi 26 octobre 2011 19:27

Blog de lykan :Hypergenesis 19683, DERIVES

 

DÉRIVES

 

J'ai rêvé mille morts et ton corps sur le mien

Quand le gouffre béant s'emparait de ton être

Enivrante beauté vouée à disparaître

J'ai rêvé mille amours et toi tu n'étais rien

 

Le temps tout à son oeuvre effaçait et créait

Les pages d'un roman improbable et troublant

Aux lettres animées par un Dieu accablant

Le temps tout arrogant me disait qu'il m'aimait

 

J'ai rêvé mille amours et ta mort à rebours

Quand oscillaient les voies des infinis possibles

En un chant sautillant sur mes cordes sensibles

J'ai rêvé ton retour mais Dieu me semble sourd

 

Le temps tout arrogant engloutit mes instants

Me poussant un peu plus chaque jour vers ce vide

Où tous seront égaux dans un grand bal morbide

Le temps désespérant lézarde mes printemps

 

Sur le bleu de l'azur une traînée blanchâtre

S'étire et se dissipe au gré des vents violents

C'est un ange mourant qui pleure en s'en allant

Sur le bleu de ses yeux s'étend un voile albâtre

 

Lykan, le 26 Octobre 2011

 

Source image : A thousand dreams ago par RIONX (deviantart)

 

 

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